La cité archéologique de Chichén Itzá est un autre site de l’époque des mayas.
En arrivant on a encore droit au cirque classique, un droit d’entrée pour l’entretien des infrastructures, un autre pour la visite. Au total le prix d’entrée est de 98 pesos par personne soit un peu moins de 6 €.
Chichén Itzá se situe donc entre les 2 villes principales du Yucatan, Mérida et Valladolid.
C’est l’une des cités les plus importantes de toute l’époque maya, au point qu’elle a été désignée comme une des 7 merveilles du monde.
Personnellement, j’ai une préférence pour Palenque, son environnement encore plus sauvage et sa situation géographique qui surplombe une grande vallée qu’on peut admirer du sommet des temples.
Malheureusement, au moment de ma visite, il était interdit de gravir les marches des temples de Chichén Itzá.
Par ailleurs, les terres de Chichén Itzá sont assez sèches et complètement plates.
J’apprends que le terme maya a été inventé par les conquistadors espagnols, à l’époque où ils ont si chèrement lutté contre la résistance des peuples autochtones de Chichén Itzá. Au moment où ils y sont parvenus, les mayas, déplorant la fin de leur communauté, ne cessaient de répéter les mots « ma » (rien) et « ya » (signifiant la négation). La conjonction de ces termes signifiait qu’il n’y avait plus rien, en sorte que les espagnols avaient tout détruit.
La création de Chichén Itzá est en partie due à la présence d’un autre cenote à ciel ouvert sur le site, beaucoup plus profond et large que celui d’Ik Kil, aubaine considérables pour les peuples mayas dans cette région sèche et avare en eau.
Étymologiquement, le nom même de Chichén Itzá fait référence au cenote dans la mesure où Chi signifie « bouche » et le mot Chén « puits » en langue maya.
Aujourd’hui, ce cenote, situé sur la partie ouest de la cité, est seulement accessible de son sommet, on ne peut y descendre.
A l’époque maya, on dit que des vierges y auraient été sacrifiées pour célébrer le dieu de la pluie Chac.
Comme à Palenque, on y retrouve un terrain de juego de pelota (jeu de balle) avec ses arceaux accrochés à deux temples qui se font face.
Le temple principal de Chichén Itzá, nommé El Castillo (le château en espagnol), est constitué de 4 faces équipées d’escaliers et d’une structure principale à son sommet.
La population maya de Chichén Itzá était réputée pour ses grandes connaissances astronomiques.
Au pied de la pyramide, nous nous rapprochons d’un groupe de touristes. Le guide explique le pourquoi de cette réputation.
Chaque facade du Castillo est munie de 91 marches d’escaliers.
L’orientation du temple est telle que les jours des équinoxes de septembre et de mars, au moment où nous changeons d’horaire, et pendant quelques minutes, l’orientation du soleil crée des ombres sur les marches de la pyramide qui semblent donner un corps et une vie au grand serpent sacré Quetzalcóatl, divinité représentée sous forme de sculpture en pierres au pieds des escaliers.
Le Quetzalcóatl, serpent à plumes, est une figure divine qu’ont en commun, à travers les siècles et l’ensemble du territoire mexicain, les plus grandes civilisations de ce pays telles que les Aztèques (Teotihuacan, proche de México DF), les Toltèques et les Mayas (Palenque, Chichén Itzá, Uxmal).
En multipliant le nombre de marches d’escaliers de la pyramide, soit 91 * 4 façades, et en additionnant à ce chiffre 2 comme le nombre d’équinoxes, on obtient 366, ce qui est presque égal à un cycle complet et à un an dans notre calendrier moderne.
Les mayas de Chichén Itzá alliaient donc une connaissance astronomique avancée à cette époque avec un savoir-faire architectural.
Le seul bémol de la visite est le côté intrusif des vendeurs ambulants, bien qu’en parlant espagnol j’ai été relativement tranquille.
On reste 2 heures environ à Chichén Itzá, puis on retourne en direction de Mérida où nous attend un repos bienvenu.
Demain, la plage et la mer enfin, à la pointe ouest du Yucatan : Celestun.











